jeudi 29 janvier 2009

Sur le bord de l'étang bleu...













L’étang dont le soleil chauffe la somnolence
Est fleuri, ce matin, de beaux nénuphars blancs ;
Les uns, sortis de l’eau, se dressent tout tremblants,
Et dans l’air parfumé leur tige se balance.

D’autres n’ont encor pu fièrement émerger :
Mais leur fleur vient sourire à la surface lisse.
On les voit remuer doucement et nager :
L’eau frissonnante affleure aux bords de leur calice.

Edmond ROSTAND (1868-1918), Les musardises

Nymphéas ou nénuphars, qu'importe, n'est-ce-pas ? Mon futur ex-mari a choisi cette image pour que je la fixe sur la toile pour toute éternité.

J'ai eu beaucoup de mal au début avec tout ces verts, mais je l'ai laissé reposer, et voici qu'il est venu tout seul au bout de mes pinceaux, tranquillement. Là il m'a soufflé qu'il était ter-mi-né et je l'ai signé. Et voilà.

Mon mari est très content. Trouvez un divorce qui se passe aussi bien, vous !

J'en profite pour rappeler que j'ai une maison à vendre en plein coeur de l'Estérel
avec vue sur le ciel bleu et les arbres, les arbres, les rochers rouges, les chevreuils le matin, les sangliers le soir, les oiseaux tout le jour et même la nuit...









lundi 5 janvier 2009

A Nicole























A la mémoire de qui tu aimas

Je promène mes mots légers
sur ta peau scintillante
autour d'une église de murmures
où les roses et les tilleuls fleuris
embaument ma prière
Je prie pour toi
mes mains parcourent
le vertige de bleu
au-dessus de la mer hésitante et nue
qui se tait et qui apaise
les blessures cosmiques

La bougie a brûlé
d'une flamme tranquille
et je sais - tu renais quelque part
d'une goutte de sève
ton souffle modelant
un jardin de tulipes incendiaires
ta voix s'abritant
dans un roseau qui chante
entre les doigts du vent

Ton image
ignore les espaces dévastés
par les orages migrateurs
les ailleurs sans remords
les chemins interminables
Tu ne connais que la caresse
d'un été sans fin
le blé d'or qui l'habite
mon âme fluide
au tréfonds d'un soupir
Je prie pour toi
au rythme des choses phosphorescentes
en t'offrant
la lumière de mon nom

14.06.2004, 18.30 h.
Lucia Sotirova
Tulipes incendiaires
Tulipes - Acrylique sur toile 18 X 24

mercredi 10 décembre 2008

Poésie enfantine du jour :



Les éléphants


Avec leurs pattes poteaux

Avec leur trompe tuyau

Les éléphants vont à l'eau

Leurs oreilles dans le vent

S'ouvrent comme des cerfs-volants

C'est l'heure du bain, c'est la fête

Les éléphants font trempette


pour petit tableau e-xo-ti-que (12/12)




dimanche 23 novembre 2008

Dans les vignes de la Goujone



Poème au vin

Du vin, du jus de la treille, du jus de bois tortu, de la liqueur de Bacchus, de la tisane à Richelieu, de la purée septembrale, du picton, du pinard, du narpi, du ginglard, du ginglet, du gingin, du jaja, du tutu, du coquin, du brutal, du doux, du brut, du sec, du demi-sec, du liquoreux, du moelleux, du mousseux, du crémant, du moustillant, du pétillant, de l’effervescent, du tranquille, du fou, du " ceci est mon sang ", du de messe, du consacré, du des noces, du sur lie, un d’honneur, du louche, du trouble, du tendre, du fort, du faible, du lourd, du léger, du petit, du grand, du clairet, du paillet, de l’astringent, du tannique, du pif, du pive savonné, du pivois vermoisé, du rouquin, du rouquemoute, du rouge-coaltar, du sang de boeuf, du fil en double, du blanc gommé, du vendanges tardives, du primeur, du verdelet, du vert, du jaune, du rosé, du taché, du gris, du profond, du bon, du très bon, du très très bon, du fin, du ferme, du qui a du corps, du brillant, du renardant, du foxé, du musqué, du muscaté, du de propriétaire, du de palus, du de sable, du de cerneaux, du de goutte, du de mère goutte, du de presse, du de derrière les fagots, du vieux, du jeune, du nouveau, du bourru, du de copeaux, du médecin, du médicinal, du balsamique, de l’anxyolétique, du désinhibant, de l’euphorisant, de l’attendrissant, du convivialisant, du décanté, du dépouillé, du baptisé, du remonté, du chambré, du frappé, du concentré, du chocolat de déménageur, du macadam, du safrané, de l’ambré, du pourpré, du violacé, du tuilé, du pelure d’oignon, du décoloré, du résiné, du poissé, du fruité, du viné, du vineux, du fumeux, du en boîte, du chaud, de l’ardent, du capiteux, du cacheté, du frappé, du sucré, du de dessert, du d’entremets, du de liqueur, du de café, du d’une nuit, du de pays, du du cru, du cuit, du doux naturel, des appellations contrôlées, des AOC, des AOS, des VQPRD, des VDQS, pourquoi pas ?

Du tord-boyaux, du destructeur, du gros-cul, du gros bleu, du gros qui tache, du grossier, du brouille-ménage, de la vinasse, du picrate, de la piquette, du picolo, du pichtogorme, du court en bouche, de l’aramon, de l’ordinaire, du courant, du décapant, du jus d’échalas, du cassis de lutteur, du reginglat, du guinguet, du criquet, du campêche, de la ripopée, du séché, du bouchonné, du tourné, du piqué, du madérisé, du mâché, du fatigué, du décharné, de l’amaigri, du mince, du grêle, du mou, du plat, de pointu, du pinçant, de l’acerbe, de l’acide, de l’aigu, de l’âpre, du râpeux, de l’anguleux, du traître, du qui tape sur la cocarde, du de l’étrier, de l’agressif, de l’aigrelet, de l’aigre, du besaigre, de l’épais, du dur, de l’austère, du sévère, du sénile, du croupi, du cassé, de l’éventé, du falsifié, du frelaté, du mélangé, du trempé, du coupé, du recoupé, du de sucre, du de coupage, du de table, du des différents pays de la communauté européenne, sans façon.

Du p’tit Jésus en culotte de velours, de la dentelle, de la crème de tête, du gras, du frais, du droit de goût, du franc, du loyal et marchand, de l’élégant, du gouleyant, du coulant, du glissant, du généreux, de l’harmonieux, du séveux, du souple, du suave, du fondu, du plein, de l’équilibré, du fourré, du velouté, du distingué, du racé, du bien élevé, de l’ample, du féminin, du viril, du vif, du bouqueté, du charpenté, du corsé, de l’étoffé, du robuste, du vigoureux, du solide, un cru bourgeois, un grand cru, un nectar, un élixir, volontiers.

(Poèmes au vin : Jean-Pascal Dubost & Jérôme Prévost)

Novembre au jardin


Etonnant arbuste que l'arbousier qui attend novembre pour s'orner de clochettes de fleurs blanches peu parfumées et de baies rouges. Parfois seulement les unes, parfois seulement les autres, parfois les deux en même temps : les clochettes de cette année seront les baies de l'an prochain.

L'arbuste peut, si on lui prête vie, devenir un arbre véritable au tronc noir et souvent sinueux. Son bois est très compact et produit une chaleur intense dans la cheminée.

Les baies sont semblables de loin à de grosses cerises, de près à des fraises (on appelle d'ailleurs l'arbousier "l'arbre à fraises) car elles sont recouvertes des graines, comme ces dernières. Elles sont comestibles mais n'ont vraiment de goût que lorsqu'elles sont très mûres, fondantes entre les doigts et sur la langue. Leur saveur sucrée est rendue un peu âpre par la présence des graines qui les recouvrent. On peut en faire des confitures, à poids égal de fruits et de sucre, mais celles-ci ne seront savoureuses que si on les passe au chinois avant de les mettre en pots afin d'en retirer précisément ces petits grains perturbateurs.

L'arbouse est considérée comme diurétique ; on l'emploie aussi comme astringent contre les diarrhées. La racine, astringente, était parfois utilisée contre l'artériosclérose, la mauvaise circulation du sang, la tension artérielle trop élevée. Les feuilles fraiches et les jeunes pousses sont diurétiques et astringentes.

En usage interne :

lnfusion de feuilles fraiches : 10 g par litre d'eau bouillante, à boire dans la journée comme diurétique ou antidiarrhéique.

Confiture d'arbouses : contre la diarrhée légère.

samedi 22 novembre 2008

Couleurs de saison


L'automne raconte à la terre les feuilles qu'elle a prêtées à l'été. (G-C Liechtenberg)

dimanche 16 novembre 2008

Momo, le retour !

J'ai laissé ce petit blog en sommeil, le temps de vivre un peu ma vie. Cependant, à la demande générale de Syanne, je reviens vous présenter fort modestement mais avec plaisir mes dernières productions picturales, que voici donc :


That's a joke !

Défi du format de la toile : un triangle équilatéral de 20 cm de côté qui m'a permis de quitter le figuratif pour prendre goût à une peinture plus abstraite : Miro by Momo

Ici l'oeuvre originale :

























Ici mon interprétation :

J'y ai pris goût et j'ai attaqué un Kandinski. Un carré de 20/20. Mais il n'est pas fini. J'ai en projet deux grandes toiles (enfin, grandes pour moi !) de 60/60 : une à dominantes noire et bleue à la manière de Kandinski, l'autre à dominantes rouge et jaune à la manière de Van Den Groone.

En attendant, je vous propose finies, achevées, bichonnées, encadrées, mes amours de girafes (30 /80) que je vais offrir à mes enfants.




Quand j'aurai un peu plus de temps devant moi, je vous présenterai mes portes.