dimanche 23 novembre 2008

Dans les vignes de la Goujone



Poème au vin

Du vin, du jus de la treille, du jus de bois tortu, de la liqueur de Bacchus, de la tisane à Richelieu, de la purée septembrale, du picton, du pinard, du narpi, du ginglard, du ginglet, du gingin, du jaja, du tutu, du coquin, du brutal, du doux, du brut, du sec, du demi-sec, du liquoreux, du moelleux, du mousseux, du crémant, du moustillant, du pétillant, de l’effervescent, du tranquille, du fou, du " ceci est mon sang ", du de messe, du consacré, du des noces, du sur lie, un d’honneur, du louche, du trouble, du tendre, du fort, du faible, du lourd, du léger, du petit, du grand, du clairet, du paillet, de l’astringent, du tannique, du pif, du pive savonné, du pivois vermoisé, du rouquin, du rouquemoute, du rouge-coaltar, du sang de boeuf, du fil en double, du blanc gommé, du vendanges tardives, du primeur, du verdelet, du vert, du jaune, du rosé, du taché, du gris, du profond, du bon, du très bon, du très très bon, du fin, du ferme, du qui a du corps, du brillant, du renardant, du foxé, du musqué, du muscaté, du de propriétaire, du de palus, du de sable, du de cerneaux, du de goutte, du de mère goutte, du de presse, du de derrière les fagots, du vieux, du jeune, du nouveau, du bourru, du de copeaux, du médecin, du médicinal, du balsamique, de l’anxyolétique, du désinhibant, de l’euphorisant, de l’attendrissant, du convivialisant, du décanté, du dépouillé, du baptisé, du remonté, du chambré, du frappé, du concentré, du chocolat de déménageur, du macadam, du safrané, de l’ambré, du pourpré, du violacé, du tuilé, du pelure d’oignon, du décoloré, du résiné, du poissé, du fruité, du viné, du vineux, du fumeux, du en boîte, du chaud, de l’ardent, du capiteux, du cacheté, du frappé, du sucré, du de dessert, du d’entremets, du de liqueur, du de café, du d’une nuit, du de pays, du du cru, du cuit, du doux naturel, des appellations contrôlées, des AOC, des AOS, des VQPRD, des VDQS, pourquoi pas ?

Du tord-boyaux, du destructeur, du gros-cul, du gros bleu, du gros qui tache, du grossier, du brouille-ménage, de la vinasse, du picrate, de la piquette, du picolo, du pichtogorme, du court en bouche, de l’aramon, de l’ordinaire, du courant, du décapant, du jus d’échalas, du cassis de lutteur, du reginglat, du guinguet, du criquet, du campêche, de la ripopée, du séché, du bouchonné, du tourné, du piqué, du madérisé, du mâché, du fatigué, du décharné, de l’amaigri, du mince, du grêle, du mou, du plat, de pointu, du pinçant, de l’acerbe, de l’acide, de l’aigu, de l’âpre, du râpeux, de l’anguleux, du traître, du qui tape sur la cocarde, du de l’étrier, de l’agressif, de l’aigrelet, de l’aigre, du besaigre, de l’épais, du dur, de l’austère, du sévère, du sénile, du croupi, du cassé, de l’éventé, du falsifié, du frelaté, du mélangé, du trempé, du coupé, du recoupé, du de sucre, du de coupage, du de table, du des différents pays de la communauté européenne, sans façon.

Du p’tit Jésus en culotte de velours, de la dentelle, de la crème de tête, du gras, du frais, du droit de goût, du franc, du loyal et marchand, de l’élégant, du gouleyant, du coulant, du glissant, du généreux, de l’harmonieux, du séveux, du souple, du suave, du fondu, du plein, de l’équilibré, du fourré, du velouté, du distingué, du racé, du bien élevé, de l’ample, du féminin, du viril, du vif, du bouqueté, du charpenté, du corsé, de l’étoffé, du robuste, du vigoureux, du solide, un cru bourgeois, un grand cru, un nectar, un élixir, volontiers.

(Poèmes au vin : Jean-Pascal Dubost & Jérôme Prévost)

Novembre au jardin


Etonnant arbuste que l'arbousier qui attend novembre pour s'orner de clochettes de fleurs blanches peu parfumées et de baies rouges. Parfois seulement les unes, parfois seulement les autres, parfois les deux en même temps : les clochettes de cette année seront les baies de l'an prochain.

L'arbuste peut, si on lui prête vie, devenir un arbre véritable au tronc noir et souvent sinueux. Son bois est très compact et produit une chaleur intense dans la cheminée.

Les baies sont semblables de loin à de grosses cerises, de près à des fraises (on appelle d'ailleurs l'arbousier "l'arbre à fraises) car elles sont recouvertes des graines, comme ces dernières. Elles sont comestibles mais n'ont vraiment de goût que lorsqu'elles sont très mûres, fondantes entre les doigts et sur la langue. Leur saveur sucrée est rendue un peu âpre par la présence des graines qui les recouvrent. On peut en faire des confitures, à poids égal de fruits et de sucre, mais celles-ci ne seront savoureuses que si on les passe au chinois avant de les mettre en pots afin d'en retirer précisément ces petits grains perturbateurs.

L'arbouse est considérée comme diurétique ; on l'emploie aussi comme astringent contre les diarrhées. La racine, astringente, était parfois utilisée contre l'artériosclérose, la mauvaise circulation du sang, la tension artérielle trop élevée. Les feuilles fraiches et les jeunes pousses sont diurétiques et astringentes.

En usage interne :

lnfusion de feuilles fraiches : 10 g par litre d'eau bouillante, à boire dans la journée comme diurétique ou antidiarrhéique.

Confiture d'arbouses : contre la diarrhée légère.

samedi 22 novembre 2008

Couleurs de saison


L'automne raconte à la terre les feuilles qu'elle a prêtées à l'été. (G-C Liechtenberg)

dimanche 16 novembre 2008

Momo, le retour !

J'ai laissé ce petit blog en sommeil, le temps de vivre un peu ma vie. Cependant, à la demande générale de Syanne, je reviens vous présenter fort modestement mais avec plaisir mes dernières productions picturales, que voici donc :


That's a joke !

Défi du format de la toile : un triangle équilatéral de 20 cm de côté qui m'a permis de quitter le figuratif pour prendre goût à une peinture plus abstraite : Miro by Momo

Ici l'oeuvre originale :

























Ici mon interprétation :

J'y ai pris goût et j'ai attaqué un Kandinski. Un carré de 20/20. Mais il n'est pas fini. J'ai en projet deux grandes toiles (enfin, grandes pour moi !) de 60/60 : une à dominantes noire et bleue à la manière de Kandinski, l'autre à dominantes rouge et jaune à la manière de Van Den Groone.

En attendant, je vous propose finies, achevées, bichonnées, encadrées, mes amours de girafes (30 /80) que je vais offrir à mes enfants.




Quand j'aurai un peu plus de temps devant moi, je vous présenterai mes portes.

dimanche 27 avril 2008

Le zèbre...






















Le zèbre, cheval des ténèbres,
Lève le pied, ferme les yeux
Et fait résonner ses vertèbres
En hennissant d’un air joyeux.
Au clair soleil de Barbarie,
Il sort alors de l’écurie
Et va brouter dans la prairie
Les herbes de sorcellerie.
Mais la prison, sur son pelage
A laissé l’ombre du grillage.

Robert Desnos

Alors ça, c'est du marouflage : initiation par Nadine TETART, mon professeur du jeudi.

Cotentine, tu en faisais sans le savoir, et moi non plus. J'explique :
Sur la toile, j'ai collé du papier peint à l'envers pour garder une surface lisse. Par-dessus j'ai posé du grillage très fin que j'avais façonné à dessein (spa !) et du papier de soie froissé itou. J'ai passé par là-dessus du Gesso, produit magique que connaissent tous ceux qui prétendent peindre : il permet de reconstituer un fond de travail pour la peinture à l'huile ou à l'eau, de créer des effets et des surépaisseurs comme un enduit. Par-dessus, une couche de peinture acrylique blanche.

Là, j'ai peint mon zèbre en utilisant le blanc du fond, c'est-à-dire que je n'ai peint d'abord que les rayures noires (qui ne sont pas vraiment noires d'ailleurs, si on y regarde de plus près). Puis j'ai créé les ombres, bleues, ocres et terre d'ombre brûlée. Puis j'ai fait comme pour le portrait de l'oiseau, j'ai attendu... et le regard du zèbre est venu et puis au chiffon j'ai posé les taches du fond, j'ai poncé avec du papier de verre pour garder l'effet de "traces" et puis j'ai enlevé un poil de la queue du zèbre et j'ai signé...

Voili, voilou... De rien, c'est gratuit. Je me suis fait plaisir car c'était la première fois. Il y en aura sans doute d'autres, si ça me semble utile. Toile 26/38 - mars 2008

vendredi 25 avril 2008

Saint Marc

C'est aujourd'hui la fête patronale de mon village ! A la demande générale de ma copine Gisèle, tenancière de bistrot et excellente restauratrice à deux pas de l'église et un de la fontaine, j'ai concocté ça :

Pas trop mon truc mais je me suis bien amusée. Toute ressemblance avec des personnes existantes serait bien entendu purement fortuite.

Ce sera un lot de la prochaine tombola pour une petite fille très malade dont les soins coûtent très cher. Je suis contente de contribuer comme ça. Voili,voilou !

jeudi 24 avril 2008

Entre mer et terre






















La septième...

La septième vers la gondole
Six dents évoquent sestieri
Parure noire quel symbole
La septième vers la gondole
Ronce de noyer la forcole
On les construit dans les squeri
La septième vers la gondole
Six dents évoquent sestieri

Monsieur Dyrek
31/10/2000
Jours Italiens

Première et seule toile au couteau. J'y reviendrai quand j'aurai pris goût aux grandes toiles ? Beaucoup de maladresses mais j'aime les couleurs.

(35/45 - novembre 2007)